Chroniques diverses
Une chronique proposée par Alextied
depuis le 15/12/2008
Des chroniques passionnantes sur des thèmes divers toujours surprenants
Le mindfucking ou le détournement de l'esprit.

Littéralement : baiser l'esprit. C'est tout un art. Ce terme est employé dans le cinéma quand la narration n'est pas linéaire sans être hors sujet. Quand le scénariste utilise des moyens étonnants pour arriver à ses fins. Comme on dit passer par la bande, c'est un peu un détournement de sujet.


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En photographie, c'est encore plus flagrant. Il y a des "mindfucking" célèbres, on ne découvre pas tout de suite de quoi il s'agit, cela oblige à faire travailler son esprit. C'est très jouissif, c'est comme une caresse du cerveau. C'est un peu cherchez l'erreur.
Par exemple sur une photo, deux filles posent en souriant alors qu'à l'arrière plan il y a un homme en train de pisser. Le sens premier de l'image est détourné. Sur une autre photo un groupe de jeunes femmes prend un bain et en regardant de plus près on aperçoit des hommes qui matent à travers les vitres embrumées. Il y a encore cette fille qui pose dans la rue, un passant tout près à la queue bien visible et bien moulée dans son pantalon. Il y en a des centaines comme ça, plus ou moins explicites.
Dans le SM c'est pareil. Certaines maîtresses appliquent les principes du "mindfucking" à leur art. L'esprit est quelque chose de bien plus sensible que le corps. Des coups de cravache, des fessées, des pinces ou des liens laisseront des traces sûrement pour quelques jours au pire, si ce n'est quelques heures.
Alors que le trouble engendré par une première séance intense avec une dominatrice laissera des traces à l'âme pour toute la vie. Il suffit que les choses soient bien menées, la dominatrice jouant sur tous vos fantasmes, même sur la frustration. La première fois que l'on est manipulé sexuellement et qu'on abandonne tout contrôle à la volonté de l'autre, là il se passe quelque chose d'irréversible.
Les blessures au corps se soignent mais jamais celles de l'âme. C'est écrit d'une façon indélébile dans l'esprit du soumis. Cet instant intense fait que la relation existe à vie entre le soumis et sa maîtresse. Il y aura toujours dans un coin de son esprit, ce moment exceptionnel. Et ce lien est extrêmement puissant. C'est comme si cela démangeait et qu'il fallait sans arrêt gratter cette petite plaie. C'est ce qui fait revenir toujours le soumis vers sa maîtresse.
Une dominatrice me racontait qu'elle aimait dominer avec un couteau. Elle immobilisait son soumis, lisait la peur dans ses yeux. Il ne bougeait pas au risque de se blesser. Bien sûr, elle ne lui voulait pas de mal, c'était juste pour pimenter un peu le jeu.
La domination cérébrale peut être poussée très loin. Le soumis exécutant toutes les volontés de la maîtresse. Il devient son sujet, son objet et dépasse toutes ses appréhensions simplement pour lui faire plaisir car il lui a abandonné son âme et son corps.

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