De bonnes lectures ...
Une chronique proposée par MaitresseMonozuki
depuis le 12/06/2008
De belles pages,émouvantes et palpitantes, sur les relations sadomachistes qui m'ont fait vibrer et qui vous feront vibrer.

Romans

La Laisse de Jane Delynn

Crédit Photo : "La laisse" aux Editions Blanche
C'est un des romans les plus fort que j'ai lu sur le sadomasochisme. Ce récit décrit merveilleusement bien l'attirance particulière pour ces relations.
Quand on a goûté une fois à ces plaisirs particuliers, on y revient à la moindre occasion et ces liens là sont plus fort que tout.
L'héroïne est lesbienne et les relations entre femmes sont plus intenses et destructrices que les relations hétérosexuelles. L'imagination des personnages est sans limites dans la perversité et dans l'humiliation.
Les femmes sont capables de cela bien plus que les hommes, elles sont dangereuses, créatives et sensuelles et bien plus endurantes à la douleur que les hommes. Rien n'est épargné à la suppliciée, tout est décrit avec précision et c'est très excitant.
J'y puise des idées pour certaines de mes soumises. Il y a une progression dans la soumission et surtout dans l'humiliation, dans l'abandon de soi, c'est très émouvant et palpitant.
Chris, l'héroïne se prête à tous les jeux sans tabous ni retenue, elle repousse sans arrêt ses limites et visite les frontières de ses résistances. Elle succombe à tous ses désirs de masturbation, de fessées et autres. Elle est punie et recommence se donnant toujours plus et plus intensément. Rien ne lui est épargné pour son plus grand plaisir masochiste.
Bret Easton Ellis l'auteur d'American Psycho et plus récemment de Lunar Park a écrit à propos de Jane Delynn, l'auteur de la Laisse : " La Laisse est un témoignage palpitant, fort, fascinant, dont la complexité morale atteint les sommets de la littérature hors-norme, celle qui transgresse les tabous. Jane Delynn couvre des territoires que peu de romans osent aborder. Son honnêteté psychologique est dérangeante, presque autant que sa candeur et son érotisme explicite. Avec son intelligence et son talent provocateur, l'auteur recoupe avec La Laisse les chemins captivants et l'effrayante simplicité de Kafka. ". J'adore cet auteur américain, j'ai lu tous ses livres, il me passionne et c'est un bel hommage.
Au début de son roman, Jane Delynn met en exergue une phrase Jacques Lacan : " On ne peut jamais assouvir le désir. Car désirer est encore un désir. " C'est sans fin comme ces relations SM dans lesquelles on plonge pour ne plus jamais s'en passer, merveilleuse démonstration de l'addiction.

La Laisse de Jane Delynn. Editions Blanche, 238 p. Paris 2004.

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