La fessée
Une chronique proposée par Alextied
depuis le 30/07/2008
La fessée, un jeu pas si innocent.
Histoire de la fessée

La fesse appelle la fessée comme la joue la gifle ...


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La fesse appelle la fessée comme la joue la gifle et pourtant si pour la gifle l'étymologie est bonne et la racine est la même, il n'en est pas de même pour la fessée.
Le terme vient de l'ancien français faisse qui vient du latin fascia : bandage, ruban, lien. Par glissement progressif du langage, au Moyen âge fesser signifiait battre avec des verges et par extension et rapprochement avec l'objet fessé, cela est devenu frapper sur les fesses et de préférence avec la main.
On trouve de nombreuses traces dans l'Histoire à propos de la fessée.
Elle a cette double connotation de punition et de plaisir avec plus ou moins d'humiliation.
Pour ce qui est de la punition, l'éducation anglaise utilisait les verges dans l'Angleterre Victorienne pour brimer et tenir ses étudiants. Reste de la colonisation, la fessée avec des verges est toujours utilisée à Singapour pour punir des criminels. Jean Jacques Rousseau dans ses Confessions I note : " J'avais trouvé dans la douleur, dans la honte même, un mélange de sensualité qui m'avait laissé plus de plaisir que de crainte." Cette fessée administrée par Mlle Lambercier lui a donc procuré plus de plaisir que de douleur et il attendait avec impatience la suivante qui ne vint jamais car la jeune femme s'aperçut que la punition apportait au jeune Rousseau plus d'agrément que de douleur. Au XVIème siècle, Catherine de Médicis en faisait un jeu. Brantôme nous rapporte des détails d'un souper organisé par la reine où cette dernière fit déshabiller et fesser des dames et des filles de la cour. Elle mit même la main à la pate. Certaines femmes étaient totalement nues, d'autres simplement troussées. Certaines fessées étaient plus appuyées, appliquées avec des verges pour absoudre quelques péchés. N'en doutons pas que ces femmes repartaient ravies et le cul cuisant.
La flagellation est aussi très répandue au XVIIIème siècle, Sade décrit des fessées beaucoup plus violentes, allant jusqu'au sang.


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Nos années folles redécouvrent la fessée comme un puissant excitant. Elle est souvent pratiquée dans les maisons closes.
De nos jours le milieu SM se l'est approprié avec bonheur.
La meilleure façon de fesser est de prendre la femme sur ses genoux, de la retourner comme une crêpe et de la coucher en travers.
Ce contact permet de ressentir toutes les vibrations de la partenaire. Il faut appliquer la main bien à plat, à cheval sur les deux fesses et frapper fermement. On vise la raie, bien au milieu, il faut que la pénitente s'ouvre, s'offre, se donne un peu plus à chaque coup. Une fessée bien appliquée est à mi-chemin de la caresse et de la douleur. La fesse doit résonner, vibrer, le bruit est important, ce sont des claquements secs et répétés ponctués par les cris de la récipiendaire. La fessée peut durer quelques minutes à plusieurs heures, tout dépend de la résistance physique de celle qui la reçoit, comme de celui qui la donne. Le cul rougira et ce sera tout à fait ravissant, comme une honte portée à même la partie charnue.
Il y a de nombreuses variantes SM plus hard.
La fessée peut-être donnée attachée, à quatre pattes ou pliée en deux, le cul en l'air. On peut utiliser des orties, une ceinture, des verges, un paddle, une raquette de ping-pong, une règle, une brosse à cheveux (au choix côté bois ou côté piquants).
Les possibilités ne manquent pas. Un derrière bien rouge étant du plus bel effet et si possible avec des marques un peu boursoufflées. L'effet cuisant ne durera pas si longtemps et les marques s'estomperont au bout de deux jours.
Cette préparation érotique donne une irrésistible envie de pénétrer ce cul ouvert et malmené, ce doit être la conclusion de toute bonne fessée. Surtout que ce cul rougi ne demande que cela pour être comblé et apaisé.

Quelques bonnes lectures : "Eloge de la fessée", Jacques Serguine, Gallimard Folio 1976.
"Brève histoire des fesses", Jean-Luc Hennig, Zulma 1995.
"Anthologie de la fessée et de la flagellation", La Musardine 2002.

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